HISTOIRE DE LA COMMUNE

Don fut érigé en commune le 5 juin 1948, auparavant, c’était un hameau d’Annœullin. La prospérité des lieux, due à la traversée par le canal de la Deûle et par induction, à la présence de nombreuses usines, encouragea la population (très excentrée par rapport à la ville d’Annœullin) à fonder la commune de Don.
Une chanson sous forme d’hymne communal évoque la volonté d’autonomie des habitants.

(Ci-contre : La blanchisserie Gillet-Thaon en 1906).

Etymologie du nom

Au XIIIème siècle, on a créé une rivière assez large dans le but d’amener les eaux à Lille. Il fallut alors construire un pont pour permettre le passage aux habitants. Ce pont fut édifié en très peu de temps, grâce aux dons que firent les gens du pays. Cette générosité fut un siège de conversation, et dans toute la région on appela ce pont : »LE PONT à DONS ». C’est ce nom « DONS » que l’on donna à l’agglomération qui se forma des deux côtés du pont. Au siècle dernier, « DONS » devient « DON » comme il l’est encore de nos jours ; à la sacristie, on peut trouver deux vieux plateaux en cuivre, sur lesquels est gravé « DONS » avec le millésime 1758.

Naissance du village

Avant 1948, Don était hameau d’Annœullin.
Sa vie était régulée par les activités que procurait la Deûle : activités industrielles qui faisaient de Don une entité se suffisant à elle-même sur le plan économique. Ce désir d’autonomie datait depuis longtemps, il faut dire que 3 kms séparent Don d’Annœullin et que la modification du cours de la Deûle (grand canal) a créé une frontière entre le hameau et la ville.

Mais ce qui a réellement contribué à faire de Don une commune indépendante, c’est l’énorme requête, dossier à l’appui, formulée par les industriels, tel François LIENART, devenu en juin 1948, premier citoyen donois. Pour eux, Don était tout à fait capable d’assurer sa propre gestion. A l’époque, Annœullin comptait 6000 habitants et Don 800. L’apport des taxes professionnelles du hameau était de 40% à lui seul !
Suite à une pétition signée par 97% des habitants de Don, la préfecture demanda le vote de membres représentatifs légaux de Don. Le vote eut lieu le 5 août 1945. Les cinq membres élus devaient 
déposer un rapport justifiant la demande d’autonomie. Le préfet constata que l’éloignement et les richesses du hameau pouvaient justifier son autonomie. Mais pendant les 3 ans qui suivirent, les donois firent pression, notamment au niveau des élections municipales d’octobre 1947, pour qu’enfin le 5 juin 1948 l’Assemblée nationale statue en séance de nuit en faveur de l’indépendance.
A 22h , un coup de téléphone déclencha les sirènes des usines et les cloches de l’église. La commune de Don était née.

Vues du village

Les maires successifs de DON

Premier maire, du 22 août 1948 à 1953 : Paul Alexandre

De 1953 à 1974 : Joachim Crespel

De 1974 à 1994 : André Lelong

De 1994 à 2007 : Régis Petit

De 2007 à 2014 : Eric Parsy

De 2014 à ce jour : André-Luc Dubois

 

Le canal de la Deûle

Il fut ouvert à la navigation grâce aux aménagements que la ville de Lille !

Il avait été fait exécuter en 1271. Lille put ainsi être relié au bassin minier, aux ports de DUNKERQUE et CALAIS au nord ; et au sud à l’ESCAUT français et à la région parisienne. Au-delà de LILLE, le canal permit de joindre ROUBAIX et TOURCOING, ARMENTIERES et COMINES puis la BELGIQUE.
Ces liaisons essentielles pour l’économie ont été amorcées par Jean III, châtelain de LILLE et seigneur de LA BASSEE qui s’était engagé moyennant une somme de 1500 livres Artois (monnaie de 
mètres) et 4 pieds de profondeur (1,30 mètre d’eau).

Par la suite, au début du XVIème siècle la ville de LILLE prolongea ce canal toujours à ses frais jusque COURRIERES et LENS et enfin jusque DOUAI en 1693.
A la veille de la révolution, la navigation était déjà très active sur le réseau des voies navigables du NORD et du PAS DE CALAIS, dont le canal de la Deûle constituait l’artère principale.
D’après un document datant de 1771, 800 grands bateaux pouvaient alors faire communiquer 44 villes entre elles et la mer.
Le canal de la DEULE entre dans les mains de l’ Etat par l’effet des lois des 15 et 18 mars et 23 novembre 1798 et la ville de LILLE ne parvint jamais à récupérer ce qu’elle considérait comme sa propriété.

Au cours du XIXème siècle, des améliorations sérieuses y furent apportées et prirent fin le 16 septembre 1854. Dans l ’interval le trafic s’était élevé de 150 000 T en 1825 à près de 600 000 en 1853.
L’Etat améliora son tracé à la hauteur d’HAUBOURDIN et dans la traversée de LILLE en application du décret du 28 avril 1860.
A DON, une nouvelle écluse fut accolée à l’ancienne en 1868. Des améliorations ont été apportées à celle-ci entre DOUAI et LILLE après la libération durant la période 1945 et 1948 mais elles ont ensuite été stoppées.
Le trafic sur la deuxième section du canal de la Deûle comprise entre BAUVIN et MARQUETTE est fortement déséquilibré puisque cette voie sert avant tout à l’approvisionnement en combustible, matériaux de construction, produits industriels, produits alimentaires, dans les grandes agglomérations de LILLE, ROUBAIX, TOURCOING et la banlieue, ainsi que dans le nouveau port de LILLE et dans les sociétés de distribution d’hydrocarbures. Un total de plus de 20 000 péniches sont acheminées annuellement sur les voies et au travers des ouvrages qui les desservent.

Jusqu’à ce jour, le trafic en amont de LILLE était considérablement gêné par les écluses de DON qui constituaient un bouchon quasi permanent. Il n’était pas rare de voir en octobre et novembre plusieurs centaines de bateaux en attente d’éclusage. La plus ancienne des écluses avait été construite en 1863, la plus récente en 1869 fut électrifiée après la libération. Elle ne permettait de passer qu’une péniche à la fois. Pour remédier à cette situation, il était indispensable de reconstruire de nouvelles écluses modernes. C’est pourquoi le ministre des travaux publics, par décision en date du 11 août 1947 avait approuvé la construction à DON, d’un grand sas de 150 m de longueur et 12 m de largeur, muni de portes intermédiaires qui le divise en deux parties de longueurs différentes permettant d’adapter le trafic et passer ainsi 2, 4 ou 6 péniches à la fois, un grand chaland seul ou encore un train de bateaux transportant au total plus de 2000 tonnes par éclusée.

L'HYMNE DE DON

Une chanson sous forme d’hymne communal évoque la volonté d’autonomie des habitants

DON S’ROT COMMUNE
(Augustin LIEPPE, Auteur – compositeur)

REFRAIN

Ah ! mon Die qu’in s’rot heureux
Si Don s’rot tou seu
Ah ! mon die qu’in s’rot heureux
si Don s’rot tou seu
si Don s’rot tou seu

 

Couplet 1

Si Don s’rot commune
Cha fait l’objet de m’canchonnette
Aquatez me la, vous verrez
Qu’vous s’rez pas volé
Pou deux ronds, j’va vous dire
Cha qu’un biau jour in pourrot être
Si brisant ses liens
Don prindrot sa liberté
Cha s’rot l’paradis
D’union et d’plaiji
In s’rot si amis qu’in pourrot
Quecquefot s’tromper d’lit

Couplet 2

Si Don s’rot commune
In d’parlerot pu d’la vie chère
Car tous chés sinciés
Y mettrote leur bure à trinte sous
N’payant pu d’centimes
In verrot ché propriétaires
Donner leur majons
Et payé patinte pour nous
Au lieu d’ayures d’épeines
In mettrot des veines
donnant du rojin
A l’intour d’nos p’tits gardins.

Couplet 3

Si Don s’rot commune
In arot d’saéroplanes
Pou s’rint à s’nouvrache
Et faire ses p’tites commission
In volero,sans crainte
d’avoir inne panne,
Car in cas d’malheur
In aro pris ses précautions
Pavés in fromage mou
Bordure in caoutchouc
In pourrot bourler
S’in blair inne s’rot poi abimé.

 

Couplet 4

Si Don s’rot commune
In arot pu b’soin d’électrique
Pu besoin d’pétrole
Ni d’gaz, ni d’marchand d’carbon
In fro confectionner
Un grand soleil magique
Avec des étoiles suspindues
A chaque rayon
Quand Phébus minqurot
In tourn’rot ch’bouton
V’la l’fu et l’leumière a’ss’maison.

Couplet 5

Si Don s’rot commune
In verrot s’napothéose
In fro fique à Malo
A Trouville à Aix-les-Bains
In s’trimprot d’in l’Deûle
Qui n’roul’rot que d’leau d’rose
L’monde intié curieux
Débarqu’rot un biau matin
In pourrot nagie
Sans crainte de s’noyie
Cha sintirot si bon
Qui n’y a qui rest’rot au fond

 

Couplet 6

Si Don s’rot commune
In arot pu b’soin d’pharmacie
Pu besoin d’médecins
Eud’drogue, et d’médicaments
L’air s’rot tellement pur
Qui guérirot toutes maladies
L’coléra, la rache
Eul’migraine et les maux d’dints
In infanterot, jamais in n’mourrot
In s’rot tellement serré
Qu’in s’rot obligie d’in tuer.

REFRAIN

Ah ! mon Dieu qu’on serait heureux
Si Don serait tout seul
Ah ! mon Dieu qu’on serait heureux
Si Don serait tout seul
Si Don serait tout seul

Couplet 1

Si Don serait commune
Ça fait l’objet de ma chansonnette
Achetez-moi là vous verrez
Que vous ne serez pas volé
Pour deux ronds je vais vous dire
Ce qu’un beau jour on pourrait être
Si brisant ses liens
Don prendrait sa liberté
Ce serait le paradis
D’union et de plaisir
On serait si amis qu’on pourrait
Quelquefois se tromper de lit.

Couplet 2

Si Don s’rot commune
On ne parlerait plus de la vie chère
Car tous les fermiers
Mettraient leur beurre à trente sous
Ne payant plus de centimes
On verrait les propriétaires
Donner leur maison
Et payer patente pour nous
Au lieu de haies d’épines
In mettra des veines
Donnant du raisin
Autour de nos petits jardins.

Couplet 3

Si Don serait commune
On aurait des avions Pour se rendre au travail
Et faire ses petites commissions
On volerait, sans crainte
D’avoir une panne,
Car en cas de malheur
On aurait pris ses précautions
Pavés en fromage mou
Bordure en caoutchouc
On pourrait tomber
Notre nez ne serait pas cassé.

 

Couplet 4

Si Don serait commune
On aurait plus besoin d’électricité
Plus besoin de pétrole
Ni de gaz, ni de marchand de charbon
On ferait confectionner
Un grand soleil magique
Avec des étoiles suspendues chaque rayon
Quand Phébus manquerait
On tournera le bouton
Voilà le feu et la lumière à sa maison.

 

Couplet 5

Si Don serait commune
On verrait son apothéose
On ferait la nique à Malo
A Trouville et à Aix-les-Bains
On se baignerait dans la Deûle
Où ne coulerait que de l’eau derose
Le monde entier curieux
Débarquerait un beau matin
On pourrait nager
Sans crainte de se noyer
Ca sentirait si bon
Que certains resterai au fond au fond.

 

Couplet 6

Si Don serait commune
On aurait plus besoin de pharmacie
Plus besoin de médecin
De drogue, et de médicaments
L’air serait tellement pur
Qu’il guérirait toutes maladies
Le choléra, la rage
La migraine et les maux de dents
On enfanterait, jamais on ne mourraitt
On serait tellement serré
Qu’on serait obliger d’en tuer.

 

Adresses utiles

Accédez directement aux adresses utiles de la ville : services médicaux, la poste, transports, services sociaux, emploi, consiliateur de justice, épicerie solidaire…

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